© 2023 by The Book Lover. Proudly created with Wix.com

DECODAGES

Comment lire le livre ? Qu'est-ce qu'a voulu dire l'auteur ?

Pourquoi a-t-il fait comme çà ?

Et vous, lecteur, l'avez-vous de cette façon ?

UGA 32

 

Je pense qu'il y a au moins 4 façon de lire le livre.

Du moins 4 façons de l'appréhender et de voir les messages.

La première est une vision scientifique, certes encore fictive, mais très probable avec la description du concept d'utérus artificiel, les modalités d'incubation, de la naissance, et même des robots envisagés pour faciliter les naissances naturelles. Donc un petit univers de science-fiction que j'ai essayé de documenter au mieux mais sans trop de développements pour ne pas sortir du sujet principal.

La seconde vision aborde le thème central. Il reste très philosophique et éthique car il met en question les relations homme femme dans un univers trop idéal où les différences de genre ont été effacées et où la maternité n'existe plus car remplacée par la gestation artificielle. Cet aspect est le plus documenté avec plusieurs références.

Un troisième aspect très proche du second est celui d'une vision féministe de l'héroïne. J'ai essayé de toujours séparer cet aspect de mon approche éthique pour montrer que les visions peuvent être différentes et qu'il y a plusieurs types de féminismes.

Un quatrième aspect et ce n'est pas le moindre car il structure toute l'histoire et même le rythme du roman en associant l'humour : c'est celui de l'évolution de Cathia, notre héroïne, banal personnage citoyenne de sa société, un peu introvertie, qui va se révéler peu à peu l'égérie d'un mouvement citoyen en trouvant une personnalité nouvelle grâce à sa relation avec Ewan.

Béatrice et la liberté

 

Un roman qui n'avait pas lieu d'être daté ni localisé. Je me suis focalisé sur l'idée principale qui était de débattre autour des notions de liberté et de consentement. A cela ce sont rajoutées les notions de désir et d'instrumentalisation.

Il était difficile de trouver une histoire contemporaine ou non qui puisse supporter toutes ces idées avec suffisamment de transparence pour laisser la primauté aux idées et non à l'histoire (dans un certain sens, le roman "Celle qui n'était pas assez noire" est à l'inverse de celui-ci car l'histoire y a été voulue comme une structure de base où se greffent des aspects philosophiques et éthiques).

Le conte philosophique devenait une solution me permettant de passer l'histoire au second plan (théorique) en me permettant des invraisemblances tout en gardant le fil essentiel avec une héroïne qui devenait presque par défaut une fée.

Donc toutes les situations imaginées le sont pour permettre une ouverture vers une réflexion philosophique ou éthique nouvelle.

J'ai gardé quand même un fil rouge pour mon histoire de façon à justifier les actions du maître Julian et à garder une fin classique où la fée gagne la partie.

Je parle plus de la forme dans la partie Livres/romans du site, mais, pour revenir à l'essentiel, l'association de dialogues philosophiques et de situations érotiques est très amusant à travailler, surtout avec la liberté du conte, mais difficile aussi car nécessitant de la précision et une compréhension immédiate pour les propos philosophiques, avec une retenue dans les situations qui ne doivent jamais tomber dans la facilité.