Les personnages et leur évolution

Dans la saga Pharmakon Jazz Tango, les personnages évoluent. C'est tout à fait normal, et c'est un des points qui fait que de nombreux lecteurs préfèrent parcourir les épisodes par ordre croissant, bien que l'auteur prenne la précaution de bien séparer les aventures et même de rajouter des notes de bas de pages pour faciliter les lectures.

Au fil du temps, cette évolution semble s efaire d'elle-même. L'auteur fait vivre ses personnages et ils évoluent presque naturellement, seuls quelques choix sont nécessaires lors de certaines situations clés. L'auteur choisit la meilleure option pour coller à son scénario et imaginer la suite.

Alors si on s'amusait à regarder comment ont évolué plusieurs personnages de la série ?

ELLEN

Commençons par l'héroïne : ce n'est pas le plus facile.

     Elle a commencé son parcours comme étudiante en fin d'étude, bien décidée à quitter le milieu familial et à s'installer à Chicago et à se lancer dans sa nouvelle activité. De ce point de vue, elle est très professionnelle et très compétente dans son métier. Mais elle a un premier trait de caractère, sans appeler cela un défaut : elle est parfois un peu naïve, ingénue ou dans la lune. Dans son univers de tubes, flacons et diagrammes, peut-être. Non pas déconnectée du réel car elle revient vite sur terre pour retrouver la réalité.

Elle s'est forgé une éthique personnelle très solide qui lui sauve la mise dans de nombreuses situations et lui vaut une certaine admiration ou reconnaissance de la part des autres personnages (on va en reparler). Ce premier caractère va la mettre souvent dans des situations dangereuses et ses ami(e)s le savent bien. Mais cela fait partie du personnage comme dit Steve.

Elle fait un peu gamine parfois. Cela ajoute un peu d'humour aux situations et va aussi dans le même sens que la naïveté, tout en renforçant son éthique épicurienne.

   "Je souris encore une fois en voyant Ellen tourner la tête en tirant la langue vers le médecin qui sortait de la chambre." dans Cotton candy.

Parfois Ellen adopte ce comportement gamin de façon consciente, toujours dans Cotton candy :

"Je ne savais toujours pas qui ils étaient, mais je me doutais que Mendoza les avait mis en mauvaise posture avec ma récupération. Je décidai d’enfoncer le clou en insistant avec mes questions, quitte à passer pour une idiote.

— Alors vous ne travaillez pas avec Mendoza ?

— Faudrait déjà récupérer le colis, dit Karl.

— Eh ! De quoi parlez-vous ? Mendoza a dit que je pouvais repartir après, insistai-je.

— Fais-la taire, bâillonne-la !

Évidemment comme cela, je ne les emmerdais plus."

Dans Le dragon rampant, elle fait fort, s'imaginant atterir tranquillemnt sur un aéroport alors qu'un parachutage est prévu :

"Je sentis effectivement que l'avion descendait un peu et tournait. Je continuais à regarder le sol, tout en bas.

  • Mais on va où ? Il n'y a pas d'aéroport ou de piste d'atterrissage ?

  • Pourquoi veux-tu une piste ? me dit Wendy.

  • Il va atterrir sur les champs ? dis-je, en restant toujours aussi naïve que je me bafferais maintenant en y pensant.

  • Non, ma chérie, l'avion n'atterrit pas dans les champs, mais toi oui !

  • Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

  • Mets ça, c'est important. Et Wendy m'enfila un sac sur le dos et prit un grand soin à bien me sangler.

  • Mais, Eh ! Oh ! Tu ne vas pas me faire sauter en parachute ?

  • Mais si, ma chérie, tu vas voir c'est sportif et très amusant !

Les gamelles d'Ellen.

Parfois notre héroïne se plante. Trop sûre d'elle ? Ou trop confiante, ce qui en ferait une conséquence de son ingénuité. Quelques exemples :

Dans le Hasard et la sérendipité, elle parle trop vite.

"— Pourquoi cette question ? Oui je suis russe, mais les vaccins ne viennent pas de Russie, ils viennent de Chine ! Vous devriez le savoir !

Et merde ! J’ai gaffé. Je devrais savoir d’où viennent les vaccins et j’ai raté une étape. La mafia russe a sous-traité avec des Chinois pour la fabrication. Je vais devoir rattraper le coup.

— La direction du laboratoire m’a dit que nous avions traité avec vous sans plus de précision.

À ce moment, il sortit un revolver de sous son aisselle et le pointa vers Ellen.

— Oleg ! Je crois qu’on a un petit problème. Vous devriez savoir, Madame, que le laboratoire a été racheté par un fond russe et que c’est avec les Chinois que nous avons sous-traité."

Dans Tatouages et dépendances, Ellen se fait reprendre par les bandits en voulant trop bien faire :

  • Où est Emiko ?

  • Elle est encore à l'intérieur, ou aux toilettes, dit Sonia.

  • Oh non !

  • Je vais la chercher, dis-je en sortant précipitamment.

  • Reste là ! dit Fryderyka, mais trop tardivement.

Dans le Dragon rampant, une gamelle plus pittoresque :

"J'ai retrouvé mes vêtements bien rangés par Moe, et je me suis décidée à me rhabiller. C'est à ce moment là que j'ai craqué, je me suis mise à trembler, à pleurer. J'ai pu me caler contre le mur en attendant que ça passe. Et j'ai entendu quelques coups de feu. J'ai voulu remettre mon slip et l'élastique s'est coincé entre mes orteils. J'ai failli me casser la binette et j'ai du m'accouder au mur une nouvelle fois.

  • Et merde ! Faut que ça arrive maintenant ! dis je en étant de plus en plus fébrile.

Evidemment la porte s'ouvrit à ce moment-là et Wendy entra, portant son fusil d'assaut.

  • Tu le fais exprès ou quoi ? A chaque fois que je te retrouve, tu es à poil ! dit-elle.

  • Mais putain ! Je veux me rhabiller mais ça ne va pas assez vite ! dis-je."

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